Tsunami de Sumatra.

Le tsunami de Sumatra 2004

 

 

 

Le 26 décembre 2004, à 07h58 (heure locale à l'épicentre, soit le 25 décembre à 19h53 heure du Québec), le nord-ouest de Sumatra a été ébranlé par un fort séisme d'une magnitude de 9,1 sur l'échelle ouverte de Richter. Ce séisme se classe au quatrième rang des plus puissants séismes enregistrés depuis 1900.

D’après le réseau de surveillance sismique du Centre Sismologique Euro-méditerranéen et celui de l’USGS (Service Géologique des Etats-Unis), l’épicentre du séisme se situe à environ 250 Km au Sud/Sud-est de Banda Aceh, c’est-à-dire au large de l’île de Sumatra, en Indonésie.

Il se situe également à 310 Km à l’Ouest de Medan en Indonésie ; à 1260 Km au Sud/Sud-ouest de Bangkok en Thaïlande et à 1605 Km au Nord-Ouest de Jakarta, Java, en Indonésie. 

La profondeur du foyer du séisme est de l’ordre de 30 Km. Sa localisation est exactement : 3.307° N 95.947° E.

 

 



  1. Les causes du séisme :

 

Dans le cas du 26 décembre 2004, c’est un séisme de subduction, la subduction étant un processus intervenant lors de la rencontre de deux plaques tectoniques. Celles-ci sont poussées l'une contre l'autre et se disputent la surface de la Terre. Il en résulte parfois la descente de l'une des plaques sous l'autre, sous l’effet de la gravité.

 


 

 

 

 

Quelle plaque sont du au séisme ?

La carte des plaques tectoniques qui vous est présentée si dessous est une généralisation. On y voit que l'Indonésie est bordée au sud - sud-ouest par une zone de subduction engendrée par la collision des plaques australienne et eurasienne. Dans le détail, les choses sont un peu plus complexes pour cette région. Plusieurs considèrent aujourd'hui qu'il y a une petite plaque, coincée entre les plaques australienne, africaine, arabique et eurasienne: la plaque indienne, comme le montre la carte ci-dessous.

 

 

  

 

Quand on y regarde de plus près cela est encore plus complexe. Sur la carte suivante, les traits rouges délimitent les plaques et microplaques de la région. On reconnaît deux microplaques à la marge de la grande plaque eurasienne dont la limite occidentale est marquée par la fosse de subduction de la Sonde (Sunda Trench).  

                                                                                                                 

 

Mais pour cette étude cas nous n’étudierons le séisme en ne considérant que 2 plaques tectoniques majeur que sont celles australienne et eurasienne. C’est la plaque australienne qui passe sous la plaque eurasienne. Le séisme s’est produit sur la faille qui correspond au plan d’enfoncement de la plaque océanique (australienne). Il a alors activé cette faille sur environ 500 à 600 Km, d’où la forte intensité de ce tremblement de terre.

Au niveau de la fosse Java Sumatra, le mouvement des plaques est de 6 cm par an. En temps normal, la plaque supérieure (eurasienne) se comprime en accumulant la déformation élastique. Il arrive un jour où la déformation est telle qu’elle arrive à un seuil où la faille lâche d'un seul coup, en quelques minutes, l’énergie accumulée dans la roche depuis plusieurs centaines d'années est alors libérée : 

 

 

  1. Le tsunami :

 

 

L’énergie libérée par l’incroyable séisme du 24 décembre 2004 équivaut à l’explosion de 30 000 bombes atomiques similaires à celle d’Hiroshima.

La zone du séisme s’est soulevée brusquement d’une vingtaine de mètres, déplaçant la colonne d’eau située à sa verticale. Ce phénomène a donné naissance à une série de vagues très rapides (de 500 à 800 Km/h) et d’une très grande longueur d’onde en eaux profondes. La vitesse des vagues enregistrée en pleine mer a diminué à l’approche des côtes, passant de 800 Km/h à environ 32 Km/h. On note que plusieurs vagues de 3 à 15 mètres de haut se sont succédées durant se séisme, ce qui a augmenter les dégâts déjà catastrophique

 

 

 

On voit ici les pays touchés par le séisme :

 


La vague s'est propagée sur des distances allant jusqu'à près de 3000 km (Maldives, Bangladesh). Le tsunami a été ressenti jusque sur les côtes de la Somalie (6000 km). Ci-dessous, quatre étapes dans la propagation du tsunami: 10 minutes, 50 minutes, 1 heure 40 et 3 heures après le séisme.

 

 

 

3) Conclusion :

Au 26 janvier 2005, soit 1 mois après la catastrophe, le décompte macabre du nombre de morts s’élève à 280 000 morts. Le séisme a fait bouger horizontalement certaines îles comme celle de Sumatra, de 15 à 20 mètres.

L’ampleur de la catastrophe peut s'expliquer en partie pour deux raisons. D'une part, les tsunamis étant des phénomènes rares dans l’océan Indien, les populations locales et les touristes ont été pris par surprise par les murs d’eau ; certaines personnes se sont même approcher du rivage curieuses de voir le retrait soudain de l’eau. D'autre part, il n'existe pas de dispositif de surveillance des tsunamis dans l'océan Indien. Bien que l'alerte ait été donnée dans certaines régions du globe, l'information est n’est pas parvenue aux personnes concernées, alors que celle-ci aurait pu épargner des milliers de vies.

 

 

 

 

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