Conséquences des tsunamis.

CONSEQUENCES DES TSUNAMIS

 

 

 

 

Le bilan du séisme ayant provoqué de catastrophiques raz-de-marée en Asie du Sud-Est ne cesse de s'alourdir : 146.000 morts, plus de 500.000 blessés, 20.000 disparus, 1,6 million de personnes déplacées et plus de 1 million de sans-abri.

 

 

Avant le raz-de-marée :



Après le raz-de-marée :

 

 

 

 1. Moyens mis en place

 

 

La Croix-Rouge Française.

Elle a envoyé, dès lundi 27 décembre, des équipes au Sri Lanka et aux Maldives avec 4 tonnes de médicaments et un "poste médical avancé", c'est-à-dire un dispensaire de campagne, capable de soigner 30 000 personnes pendant deux mois. L'équipe de sept médecins s'est envolée avec quatre générateurs offerts par Electriciens sans frontières. Une deuxième équipe, composée d'un ingénieur et de sept techniciens spécialisés, devait rejoindre, jeudi, l'Indonésie pour assurer le pompage, le traitement, le stockage et la distribution d'eau pour 30 000 sinistrés.
Par ailleurs, une quarantaine de permanents de la Croix-Rouge française sont mobilisés à Roissy pour accueillir les Français débarquant des régions sinistrées d'Asie du Sud. La Fédération internationale de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, a émis un appel de 10 millions d'euros pour secourir 500 000 victimes.

 

Médecins sans frontières

La section française MSF, qui estime avoir suffisamment de fonds, a décidé mardi 4 janvier, de suspendre la collecte de dons destinés à l'Asie. MSF invite ses donateurs à soutenir "d'autres crises oubliées telles le Darfour ou la RDC".

 

 

Action contre la faim.

Présente depuis 1996 au Sri Lanka (Trincomalee, districts de Jaffna et de Batticaloa) dans le cadre de ses actions de sécurité alimentaire, l'organisation humanitaire a demandé à l'ECHO (l'office humanitaire de l'Union européenne) un don de 1,3 million d'euros pour venir en aide aux sinistrés de Trincomalee et de Batticaloa. Elle sollicite les autres bailleurs occidentaux. Mardi 28 décembre, un avion affrété par cette ONG a décollé de Barcelone en direction du Sri Lanka pour transporter 25 m3 de matériel hydraulique.
Action contre la faim affrète des pompes, du matériel pour le traitement, le transport et la distribution de l'eau. Vendredi, un autre avion doit partir de Roissy pour le Sri Lanka avec 10 tonnes de biscuits enrichis à forte valeur nutritionnelle.
Selon Ludovic Bourbé, directeur technique d'Action contre la faim, ces rations pourront nourrir 8 000 personnes pendant une semaine. "Sur place, nous demanderons d'autres aides, notamment au Programme alimentaire mondial" précise-t-il.

 

 

Comité catholique contre la faim et pour le développement (CCFD).

Le CCFD, qui soutient "depuis des années des dizaines d'associations locales dont plusieurs ont été durement touchées par cette catastrophe", demande d'aider ces associations "afin qu'elles puissent relancer au plus vite leurs programmes de travail".

 

 

Secours catholique / Caritas-France.

L'ONG a annoncé vendredi le lancement d'une opération, "Vœux d'espoir pour l'Asie du Sud", à destination des populations sinistrées de la région. Les messages de solidarité pourront être adressés de trois manières : par téléphone au 32 13, de 17 heures à 22 heures ce vendredi et à partir de 9 heures samedi ; en se rendant sur le parvis de l'église Saint-Sulpice à Paris (VIe), dont les marches seront symboliquement illuminées par des centaines de photophores, pour y rédiger un message ; par courriel (www.secours-catholique.asso.fr en cliquant sur "Asie du Sud, votre message de solidarité").
Par ailleurs, le Secours Catholique, qui a déjà reçu un million d'euros de dons pour l'Asie du Sud depuis dimanche, dont la moitié sur son site Internet, renouvelle son appel à la solidarité.

 

 

La Fondation de France.

Spécialisée dans la reconstruction des zones sinistrées, elle agit sur le long terme. Jean-Claude Fages, responsable des solidarités internationales et des urgences au sein de la Fondation, indique être en pourparlers avec la chaîne de télévision France 3 pour organiser des actions en commun. "On a besoin d'un grand média pour lever les fonds. Lors du tremblement de terre en Algérie, en 2003, on est arrivé à réunir 4,9 millions d'euros dont un chèque de 935 000 euros remis par le footballeur Zinédine Zidane qui avait organisé avec l'OM un match pour collecter des fonds, dit-il. Avant d'avoir le concours d'une star de football et l'accord de France 3, les dons étaient très peu nombreux."
A la fin de chaque opération, la Fondation de France publie un compte rendu qui détaille et justifie l'utilisation des fonds.

 

 

Solidarités.

Cette ONG envoie une première équipe de secours au Sri Lanka. D'autres équipes vont suivre. Elle compte intervenir dans la distribution d'aide humanitaire d'urgence aux déplacés, puis par des programmes d'eau potable et d'assainissement. Dans une seconde phase, l'ONG assurera une aide à la reconstruction des infrastructures et de l'habitat.

 

 

Unicef.

Dès dimanche, elle a acheminé d'urgence des équipements de secours aux pays dévastés par le raz-de-marée et s'efforce de répondre aux besoins des rescapés : abris, eau, fournitures médicales et autres secours d'urgence. "Aux Maldives, environ 20 % des villes n'ont pas d'eau à l'heure actuelle. Pour 40 % des îles de l'archipel, nous manquons totalement d'information", a déclaré Luc Chauvin, responsable UNICEF des urgences pour l'Asie du Sud et actuellement à Colombo (Sri Lanka).

 

 2. Pertes humaines

 

 

 Gens fuyant, à l'approche d'un tsunami, à Hilo (Hawaii), le 1er avril 1946.

Les victimes emportées par un tsunami peuvent recevoir divers coups par les objets charriés (morceaux d'habitations détruites, bateaux, voitures, etc.) ou être projetées violemment contre des objets terrestres (mobilier urbain, arbres, etc.) : ces coups peuvent être mortels ou provoquer une perte des capacités, perte menant à la noyade. Certaines victimes peuvent aussi être piégées sous les décombres d'habitations. Enfin, le reflux du raz-de-marée est capable d'emmener des personnes au large, où elles dérivent et, sans secours, meurent de noyade par épuisement ou de soif.

Dans les jours et les semaines suivant l'événement, le bilan peut s'alourdir, en particulier dans les pays pauvres. L'après-tsunami peut être plus mortel que la vague elle-même. Les maladies liées à la putréfaction de cadavres, à la contamination de l'eau potable et à la péremption des aliments sont susceptibles de faire leur apparition. La faim peut survenir en cas de destruction des récoltes et des stocks alimentaires.

Pour exemple, le Tsunami du 26 décembre 2004 a fait plus de 200 000 morts.

 

 

  

Train renversé par le tsunami du 26 décembre 2004 au Sri Lanka.

 

 

Les tsunamis sont susceptibles de détruire habitations, infrastructures et flore en raison :

  • du fort courant qui emporte les structures peu ancrées dans le sol (voir la photo ci-contre) ;

  • de l'inondation qui fragilise les fondations des habitations, parfois déjà atteintes par le tremblement de terre précédant le raz-de-marée ;

  • de dégradations dues aux chocs d'objets charriés à grande vitesse par la crue.

De plus, dans les régions plates, la stagnation d'eaux maritimes saumâtres peut porter un coup fatal à la faune et à la flore côtière, ainsi qu'aux récoltes. Sur les côtes sableuses ou marécageuses, le profil du rivage peut être modifié par la vague et une partie des terres, immergées.

  • des pollutions induites par la destruction d'installations dangereuses et de dispersion de toxiques, de pathogènes à partir de ces installations (usines, décharges sous-marines..) ou par dispersion de sédiments pollués (estuaires, ports, en aval d'émissaires industriels, décharges sous-marines ou littorales). Lors du Tsunami du 26 décembre 2004, un dépôt de munitions immergées a par exemple été dispersé sur les fonds marins sur de grandes distances. Il existe plusieurs centaines de décharges sous-marines dans le monde, contenant notamment des déchets nucléaires et des déchets militaires ou industriels hautement toxiques.

Les récifs coralliens peuvent également être disloqués et mis à mal par le tsunami lui-même et par la turbidité de l'eau qui peut s'ensuivre les semaines suivantes, ainsi que par les polluants (engrais, pesticides..) que l'eau a pu ramener.

 

3. Enjeux des tsunamis

Les enjeux sont les personnes, les biens, les équipements et l'environnement menacés par l'aléa et susceptibles de subir des dommages et des préjudices. On distingue cinq catégories d'enjeux :

- les enjeux humains ;

- les enjeux économiques et financiers qui concernent les activités commerciales, artisanales, industrielles, agricoles, touristiques ;

- les enjeux sociaux, qui regroupent tout ce qui touche à la cohésion sociale et au fonctionnement de la société ;

- les enjeux environnementaux, qui recouvrent les dégâts possibles aux écosystèmes, à la biodiversité ;

- les enjeux patrimoniaux, qui concernent les monuments historiques, culturels, l'image de marque d'une région.

Les enjeux peuvent subir des dommages variables selon l'intensité de l'aléa :

- dommages corporels touchant les personnes ;

- dommages structurels affectant le tissu urbain, les biens immobiliers et mobiliers, les réseaux ;

- dommages fonctionnels perturbant les activités traditionnelles (coupures de téléphone, de gaz, d'électricité, rupture des réseaux de communication moderne comme internet) ;

- dommages environnementaux sur l'écosystème ;

- dommages patrimoniaux.

 

 

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